"Ce disque est dédié aux cactus. A part le fait qu’on en fait du mezcal et de la tequila ou encore du pulque, leur particularité c’est que : « qui s’y frotte s’y pique » et moi aussi quand je suis mal rasé, et là j’ai la barbe de quatre jours et demi, donc attention à vos épidermes car je suis entouré de deux méchants qui piquent aussi très fort : Scott avec sa contrebasse qui fait plus de dégats qu’une trachéotomie d’urgence sur un accidenté de la route et Antonio, qui sait vraiment de quoi il en retourne car il vient de la patrie des plantes cactées, le mexique, où il a souvent eu affaire à des cactus récalcitrants. Inutile de dire qu’avec sa batterie il transperce !
Avertissement : ce disque est à déconseiller aux poupées gonflables et aux phobiques de l’acupuncture et il vaut mieux éviter de s’asseoir dessus, infection garantie !
Je pianote depuis plus de vingt ans et tous les journalistes qui font semblant de me couvrir de fleurs sont en réalité des hypocrites, des vendus, ils ont écrit le contraire de ce qu’ils pensent. Et vous croyez que c’est marrant d’avoir décroché toutes ces médailles et ces prix à la noix, en 1998 le prix Django Reinhardt de l’Académie du Jazz du meilleur musicien de l’année, ça veut dire quoi, ça ? Y en a pas un qui a écrit que j’étais le plus beau !
Et puis j’en ai marre de faire le tour du monde avec mon trio, tantôt français avec Mathias Allamane et Matthieu Chazarenc, tantôt américain avec George Mraz et Al Foster ou Scott Colley et Antonio Sanchez.
Et tous ceux qui font appel à moi : Caratini, Ker Ourio, Beuf, Goykovich, Foster, Mraz, Ortega, Eastwood, etc… vous croyez qu’ils jouent bien ?
Des fois je me demande…"
Manuel Rocheman
1ère critique sur le blog Deghelt Productions. Extrait choisi : "Son nouveau disque (Cactus Dance chez Nocturne) en trio avec Scott Colley (bass) et Antonio Sanchez (drums) est une réussite incontestable. D'abord parce que Scott et Antonio, c'est un choix extrêmement judicieux pour servir le pianiste dans ce trio. Mais surtout parce que Manuel Rocheman sait, avec intelligence et une extrême sensibilité nous faire voyager dans sa musique"
Egalement dans Les Dernière Nouvelles du Jazz, qui a remarqué "cette main gauche [qui] nous offre des accords fermement présents. Il est souvent un choix pour les pianistes d’accéder au modernisme par la sauvegarde de codes du passé. Il s’agit chez ce pianiste d’un code finement approprié, celui de systématiquement plaquer les accords pendant un chorus."
L'avis de la Fnac: "Manuel Rocheman est l'un des plus beaux talents du piano jazz français. Son nouveau disque en trio décline un répertoire composé de compositions originales, de morceau de Michel Legrand, Keith Jarrett, Bill Evans ou Cole Porter. La rythmique de luxe (Scott Colley à la contrebasse et Antonio Sanchez à la batterie) est à la hauteur de sa réputation."
2007 - Nocturne